PISA 2025 vient de rendre sa copie. Et comme à chaque édition, les regards se tournent vers les scores et les classements. Mais derrière les moyennes, l’enquête raconte surtout comment les jeunes apprennent, progressent… et parfois décrochent.
On a sorti le stabilo : voici ce qu’on en retient.
6 501 jeunes de 15 ans ont participé à l’enquête en France, aux côtés d’élèves de 90 autres pays et économies. PISA mesure leur capacité à mobiliser leurs connaissances dans des situations concrètes, en sciences, mathématiques et compréhension de l’écrit.
Verdict ? La France reste dans la moyenne de l’OCDE dans les trois domaines. Mais les performances reculent en mathématiques et en compréhension de l’écrit. En sciences, domaine phare de cette édition, le score baisse également par rapport à 2015.
Et cette baisse ne concerne pas que la France : elle s’inscrit dans une tendance observée plus largement au sein de l’OCDE.
C’est probablement le chiffre à retenir.
En France, 36 % des jeunes n’atteignent pas le niveau de base en mathématiques et 33 % en compréhension de l’écrit. Et le phénomène progresse : il y a dix ans, ils étaient environ 24 % en mathématiques et 22 % en compréhension de l’écrit.
Sur ce point, PISA confirme une tendance bien installée.
En sciences, 100 points séparent les élèves français les plus favorisés des plus défavorisés, contre 85 points en moyenne dans l’OCDE. Les écarts liés à l’origine sociale restent ainsi particulièrement marqués en France.
Mais les scores ne racontent pas toute l’histoire.
En effet, PISA ne mesure pas seulement les connaissances : l’enquête s’intéresse aussi à la façon dont les jeunes envisagent leur capacité à apprendre et à progresser.
Et sur ce point, les élèves français se montrent plutôt confiants : 81 % pensent que leur intelligence peut se développer grâce au travail, à l’effort et aux retours qu’ils reçoivent. C’est nettement plus que la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 69 %.
Autrement dit : malgré les difficultés, une grande majorité ne considère pas ses capacités comme figées.
Et cette confiance n’est pas anodine : en France, les élèves qui partagent cet état d’esprit obtiennent de meilleurs résultats en sciences, y compris lorsque l’OCDE tient compte de leur milieu socio-économique.
PISA s’intéresse également à quelque chose qu’aucun contrôle de maths ne mesure vraiment : que fait-on lorsqu’on ne comprend pas ?
En France, 71 % des jeunes disent demander de l’aide à leur enseignant lorsqu’ils en ont besoin et 78 % se tournent vers leurs camarades.
L’OCDE observe d’ailleurs un lien positif entre la capacité à solliciter de l’aide et les résultats en sciences.
Savoir apprendre, ce n’est donc pas seulement savoir faire seul. C’est aussi identifier ce qui bloque, poser une question et trouver la bonne personne vers qui se tourner.
Oui, les résultats reculent. Oui, les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les parcours scolaires.
Mais PISA 2025 raconte aussi autre chose : des jeunes qui, pour une large majorité, croient en leur capacité à progresser, qui savent solliciter de l’aide et dont les compétences ne peuvent pas se résumer à une place dans un classement.
Sources :
Les données citées dans cet article sont issues des résultats de l’enquête PISA 2025, publiés par l’OCDE en septembre 2026 :
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